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Portrait d’association

Par : Christian Bolduc

Pour ce regroupement de professionnels de l’outillage municipal qui fête, en 2010, ses 40 années d’existence, il est fondamental d’avoir entre les mains de l’équipement qui permet d’optimiser la productivité des employés municipaux, tout en s’assurant d’un retour maximal des investissements consentis aux travaux publics. Consé­quemment, il faut trouver les fournisseurs qui offrent non seulement des produits de qualité adaptés aux besoins réels de ces professionnels, mais également être capable de trouver les bons équipements.

Difficile à faire lorsque chacun évolue dans sa ville, loin des collègues d’autres villes qui opèrent dans la même sphère d’activité. « Pour pallier à cet d’isolement, des cadres d’une douzaine de villes du Montréal métropolitain ont décidé, en 1970, de se regrouper au sein d’une association pour l’achat, l’entretien et la réparation de l’outillage utilisé dans les travaux publics municipaux », nous dit l’actuel président de l’APOM, Daniel Gagné, lors d’une conversation avec L’Écho du transport.

Lui-même responsable des travaux publics à la ville de Sorel-Tracy et ingénieur de formation, M. Gagné nous dit « qu’à l’origine, Montréal, Laval, Outremont, Beloeil, Verdun, Longueuil et quelques autres villes ont senti le besoin de perfectionner leurs connaissances et pratiques en la matière. Les technologies évoluent à un rythme accéléré, ce qui créé un besoin d’échange entre les membres et les fournisseurs d’équipement. L’APOM a permis de rapprocher les cadres et les entreprises qui opèrent dans un même secteur d’activité ».

À la ville de Sorel-Tracy, les travaux publics sont divisés en quatre secteurs: atelier mécanique, hygiène du milieu (aqueduc), voirie et signalisation, horticulture, parcs et espaces verts. Évidemment, la structure organisationnelle peut varier d’une ville à l’autre. Seulement, cette répartition des forces est très représentative des secteurs d’intervention des travaux publics dans les municipalités du Québec.
Par voie de conséquence, l’hétérogénéité et la diversité des équipements imposent ce regroupement des forces. Acheter, entretenir ou réparer une rétrocaveuse, un camion à benne ou un « Weed eater » nécessite une expertise particulière. La raison d’être de l’APOM est de regrouper périodiquement le secteur municipal et l’industrie pour faire progresser les compétences et la productivité des travaux publics des membres.

Les journées techniques

Ses membres sont, en 2010, au nombre de 965 alors qu’ils étaient 500 au tournant du siècle. En 10 ans donc, le membership a presque doublé, d’où cette volonté et cette conscience professionnelle de bien faire les choses dans les municipalités du Québec. 

« Outre le conseil d’administration qui comprend huit membres et une adjointe administrative dont on peut dire qu’elle est le pivot et le ciment de l’organisation, Johanne Joly, l’APOM divise ses membres en deux catégories: les membres collaborateurs et les membres réguliers. Les premiers sont les fournisseurs d’équipements alors que les seconds sont les cadres et/ou responsables sectoriels des travaux publics municipaux », précise M. Gagné.

La formule retenue par les membres du conseil d’administration pour permettre aux clans de se rencontrer est la journée technique. Organisée deux fois par année, la journée technique invite une soixantaine d’exposants dans une ville différente à chaque occasion, lesquels peuvent présenter leurs produits aux 400 à 500 membres municipaux qui eux cherchent à trouver les équipements adéquats pour répondre à leurs besoins sectoriels..

« En discutant avec les exposants, poursuit le sympathique M. Gagné, les cadres des travaux publics et autres responsables sectoriels peuvent prendre le pouls de la nature des équipements proposés, de leur fonctionnement, des réparations éventuelles à effectuer, leur niveau de complexité et leur coût ainsi que la façon d’en faire l’entretien. Ils peuvent alors faire leur choix sur place ou prendre contact avec un représentant pour une rencontre ultérieure ».

Pour permettre à toutes les villes du Québec d’accueillir une journée technique, l’APOM a décidé de limiter le nombre d’exposants. D’ailleurs, l’APOM est tellement représentative à l’échelle nationale qu’on trouve des membres provenant de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de l’Abitibi. Elle souhaite donc permettre aux villes de moyenne taille ainsi qu’aux villes éloignées de pouvoir, éventuellement, présenter une journée technique.

La quête d’excellence

Si la quête d’excellence se traduit dans les journées techniques qu’organise l’APOM, elle se manifeste également dans l’organisation de concours pour mécaniciens et opérateurs de rétrocaveuse.
Inauguré en 1987, le concours Mécano-pro s’adresse évidemment aux mécaniciens municipaux qui veulent se dépasser en se mesurer à leurs collègues des autres municipalités membres.

Trois ans plus tard, soit en 1990, les opérateurs de rétrocaveuse se voient aussi défiés par l’APOM dont le concours visant à pousser leurs compétences et habiletés dans les manoeuvres amène les intéressés à se dépasser. Donc à devenir de meilleurs opérateurs.

Cette organisation, finalement, permet de réduire en poussière le vieux préjugé sur la paresse, la nonchalance et la médiocrité qui colle aux employés municipaux. Au contraire, l’APOM contribue, à l’intérieur de ses champs de compétences, à élever les standards d’excellence de métiers et professions essentiels à notre bien-être collectif.

Site Internet de l’organisation :
www.ville.gatineau.qc.ca/apom/index.html

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Éditorial
par Christian Bolduc

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Coup de coeur
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Le Coup de chapeau revient ce mois-ci aux organisateurs de deux congrès techniques distincts: l'AQME et le CFMS. L'Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie, en intégrant une journée transport à ses activités, fait la démonstration de son leadership en matière de maîtrise de l'énergie et d'efficacité énergétique. Le Canadian Fleet Maintenance Seminar, de son côté, a joint ses forces à celles de la Société canadienne contre le cancer du sein afin de mettre KO une des maladies les plus pernicieuses qui soit.Dans les deux cas, il faut rendre hommage  aux organisateurs qui font preuve de vision et d'avant-gardisme en mati`re de développement durable et de santé publique.

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