En avant 2010
Par : Christian Bolduc
Dans l’industrie du transport, l’année 2009 a été, globalement, horrible à presque tous les niveaux. Heureusement, le Québec fait partie des rares endroits dans le monde qui ont réussi à « limiter » les dégâts. Notre économie, même si elle s’est contractée, n’a pas fait autant de victimes (faillites, pertes d’emplois) qu’aux États-Unis ou en Espagne par exemple. « La raison principale d’une telle résistance, disait l’ancien Premier ministre du Québec et joueur majeur dans cette réussite, Bernard Landry, est la diversité de notre force économique, l’équilibre entre les secteurs du savoir, des services et de la production ».
Malgré tout, certains ont dû se délester d’employés compétents et expérimentés, alors que d’autres ont vu leur entreprise se faire gruger par une concurrence (interne et externe) elle aussi assoiffée de survie.
Après plusieurs mois de turbulence, les indicateurs économiques laissent présager, pour 2010 et 2011, une reprise graduelle et variable en fonction des régions du monde. Et pour être bien certain de prendre le train de la réussite, les entreprises québécoises devront tenir compte et intégrer trois facteurs dans leurs pratiques: la formation, la technologie écoresponsable et une gestion créative.
La formation, vous le savez sans doute déjà, est le nerf de la guerre dans une économie de marché où les plus forts dominent et les plus faibles meurent. Et l’industrie du transport, comme ailleurs, devra affronter, dans les prochaines années, une pénurie importante de main-d’œuvre qualifiée. Le vieillissement de la population, l’absence massive de relève, un taux de rétention souvent difficile et la croissance à venir de l’économie sont des sources d’inquiétude pour les recruteurs de talent.
Avec moins de bons candidats et une baisse d’intérêt difficile à comprendre pour les métiers du transport – mécanicien, chauffeur, logisticien, etc. – il faudra que les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour attirer et retenir les candidats. Ce sera à eux notamment de valoriser ces métiers névralgiques et de créer un environnement de travail permettant un haut pourcentage de rétention.
La technologie écoresponsable intégrée et ciblée a pour finalité de réduire, elle, les dépenses générales de fonctionnement d’une entreprise par un amortissement variable dans le temps, en permettant notamment de mieux gérer les ressources (humaines et matérielles) ainsi que la marge de profit s’y rattachant.
Mais cette technologie coûte souvent cher et ne peut, conséquemment, être facilement accessible aux petites entreprises et autres indépendants. Le leadership des entreprises d’envergure devient ici important pour paver la voie à la viabilité de certaines technologies novatrices « vertes » mais méconnues, lesquelles peuvent, après des tests souvent conduits par FPInnovations, prendre le chemin utile de la productivité à grande échelle.
En effet, le coût des tests est onéreux. Seules les flottes publiques, privées, gouvernementales et paragouvernementales peuvent, avec des ressources financières et matérielles suffisantes, faire évaluer la rentabilité et la performance réelle de ce genre d’investissement écoresponsable.
La gestion du carburant, du moteur, des employés, du rendement et des équipements offre aux gestionnaires une panoplie de solutions exigeant vision, intégration, planification et intelligence émotionnelle – qui est la capacité de rendre ses employés heureux, donc plus productifs, par une approche d’intégration et d’adaptation aux forces productives, de reconnaissance pour leurs compétences, leurs savoirs et leurs expériences par une écoute active et intégrée aux décisions.
L’année 2010 en sera une pour les visionnaires, progressistes et débrouillards.
Êtes-vous de ceux-là ?
















