PATRICE FONTAINE REMPORTE LA BOURSE PARTENAIRES EN SÉCURITÉ ROUTIÈRE DE L’ASMAVERMEQ
Par : Eric Cloutier
L’objet du concours pour chaque participant consistait à présenter, dans le cadre d’une mise en situation fictive, un dossier qu’il pourra utiliser dans un futur poste comme guide de référence et en tant que marche à suivre, une fois détenteur de son AEC. Cette mise en situation se voulait un poste de logisticien dans une entreprise manufacturière œuvrant dans le domaine alimentaire et possédant un parc de 100 véhicules lourds pour sa distribution et 80 véhicules légers pour ses représentants, directeurs généraux et vice-présidents dans des marchés de distribution se trouvant en Ontario et au Québec.
Le rapport devait être accompagné d’un calendrier de mise en place des mesures suggérées dans le cadre d’une stratégie développée sur un horizon de cinq ans. Voici quelques extraits du texte gagnant dont la version intégrale, telle que présentée lors du concours, se retrouve en format PDF sur le site Web de L’Écho du transport :
« Pour commencer, permettez-moi de vous remercier de m’avoir accordé du temps afin de rédiger ce rapport en complément à ce nouveau virage vert entrepris récemment par l’entreprise. J’espère qu’après avoir pris connaissance de ce document vous serez aussi enthousiastes que je l’ai été à peaufiner ce rapport qui nous permettra d’être parmi les plus compétitifs dans notre domaine.Premièrement, lorsqu’on m’a confié ce stimulant mandat, il m’est aussitôt venu à l’idée de réunir les acteurs les plus importants de ce nouveau virage vert : les employés. En effet, étant donné les nombreuses économies réalisées récemment par le renouvellement de notre flotte de camions lourds, une réunion de tous les chauffeurs de véhicule lourds et des représentants a aussitôt été convoquée et le tout payé par les économies de carburant réalisées. Donc, quoi de mieux pour motiver les troupes qu’un groupe fraîchement entraîné à de nouvelles pratiques éconergétiques ! »
« Pour ce qui est des résultats du sondage, voici les principales lacunes observées et que nous devrons corriger, et ce, sur un horizon de cinq ans :La flotte de véhicules légers servant à la représentation est désuète. Par contre, afin de pouvoir évaluer l’impact de ces mesures, il faut d’abord établir un bilan précis de la performance actuelle du parc de véhicules légers en termes d’efficacité énergétique et d’émissions de GES. Ainsi nous pourrons mieux suivre leur évolution dans le futur et apprécier les efforts déployés pour les améliorer. Le parc de véhicules légers actuel compte à ce jour 80 véhicules.
Pour la majorité de nos représentants ayant à se déplacer dans les régions éloignées, les voitures utilisées sont de grosses cylindrées dégageant de fortes émissions et gourmandes en carburant (véhicules utilitaire et fourgonnettes). Pour les autres, ce qui signifie environ une dizaine de véhicules, ce sont des compactes circulant la plupart du temps en zone urbaine. »
« Donc, dans le cadre de la stratégie énergétique, un renouvellement de la flotte 2009-2014 serait facilement envisageable. L’achat de véhicules serait basé selon Le Guide de consommation de carburant 2009 où l’on y retrouve les véhicules qui correspondent à nos besoins et qui sont les plus performants au niveau de la consommation de carburant. J’incite fortement à opter pour des véhicules équipés de :
• transmission automatique avec un plus grand nombre de vitesses ;
• traction à deux roues motrices
(économie jusqu’à 10 % vs 4 roues motrices) ;
• plus petits moteurs tout aussi performants ;
• régulateur de vitesse ;
• ordinateur de bord (qui fournit, à tout moment, une estimation de la consommation du véhicule en fonction du mode de conduite du conducteur) ;
• vitres teintées et de toit ouvrant (au lieu d’utiliser le climatiseur). »
« En conclusion, il est à considérer que de nos jours, la marge de manœuvre entre le profit et la perte pour une entreprise est de plus en plus mince. Être à la fine pointe de la technologie tout en étant écologique peut faire toute la différence au bout du compte. De plus, s’afficher en tant que compagnie sensibilisée au GES ne peut qu’être bénéfique à tous les points de vue. Cela peut même nous permette de se démarquer envers un client qui n’a pas suivi le virage éconergétique. Plus en plus de compagnies ont une conscience environnementale et opteront plutôt vers des clients qui pensent comme eux. »
















